Cachemire durable est un vrai luxe

« Des images horribles de chèvres criant de douleur alors que des ouvriers leur arrachaient la fourrure », a décrit Yahoo News. Le nom de la Mongolie a peut-être été associé de façon non conventionnelle au scandale, car 70 % du cachemire chinois provient de la Mongolie intérieure. La nation des steppes utilise toujours l'ancienne et unique méthode d'extraction du cachemire sans cruauté, « le peignage ». En effet, les chèvres mongoles ne sont pas élevées dans la ferme, mais en plein air et en liberté.


Les Mongols se possèdent une richesse des savoir-faire traditionnels en matière de technique de peignage et de tonte des chèvres, qui permettent de prévenir la douleur et la détresse à l’aide des ciseaux non coupants.

Egalement, les nomades montent une yourt pour peigner les chèvres afin d'établir un environnement écologique et respectueux du bien-être des animaux. Le cachemire, un vêtement luxueux, doux et vaporeux comme un nuage. Issue de la chèvre cachemire, la fibre est trois fois plus isolante que la laine de mouton. Lorsque la chèvre commence à perdre son pelage d'hiver naturellement, la récolte se fait selon une méthode traditionnelle très naturelle de peignage. Les bergers plus expérimentés peignent soigneusement à la main et récoltent la laine pour afin de protéger les chèvres de la surchauffe et les empêcher d’attraper des maladies animales comme les tiques et les poux lorsqu'il fait chaud. C'est la façon la plus durable et la plus humaine de récolter le cachemire. Pour les chèvres, c'est presque comme recevoir un massage. Imaginez que vous portiez encore un lourd manteau d'hiver par une belle journée chaude. C'est insupportable. Si vous ne peignez pas les chèvres pour récolter le cachemire, elles risquent de mourir du froid lors de violentes tempêtes. Après la pluie, leur pelage devient enchevêtré et empêche la croissance de nouvelles fibres.

La privatisation effectuée au milieu des années 1990 a ouvert la possibilité pour tous les nomades de posséder, d'échanger et de commercialiser leur capital, ce qui a entraîné une croissance massive du bétail, en particulier de la chèvre. Ce sont les gardiens de la culture et de la tradition nomades, qui se sont lancés dans le cycle infernal d'une économie de marché libre avec leur bétail. La richesse d'un nomade se mesure au nombre de chevaux et de bétail qu'il possède.

De nos jours, certains éleveurs ayant plus de 1000 têtes de bétail tentent d'embaucher des bergers et jouent un rôle important en créant également un mouvement pour sensibiliser les jeunes à l'importance de l'élevage afin de promouvoir un emploi suffisamment attrayant et sérieux. Cela pourrait également être un travail qui jouerait un rôle important pour faire baisser le taux de chômage actuel et réduire la surconcentration à Oulan-Bator, la capitale du pays. Pour les nomades, l'élevage est leur métier et leur mode de vie.

Selon le rapport publié de Bureau national des statistiques, la vie de plus de 200 000 ménages dépendent fortement de l'élevage, sur plus de 800 000 ménages en Mongolie. D'autre part, ces 200 000 familles élèvent 66 millions de têtes de bétail, dont des vaches, des chevaux, des moutons, des chèvres et des chameaux. Alors que les chèvres occupent le plus grand nombre de la structure, 27 millions car le cachemire représente près de 80 % des revenus des familles nomades. Il s'agit donc de la principale source de revenus. D'autre part, la fibre de cachemire crée des emplois chez les fabricants nationaux de manière indirecte. Par exemple, la société Gobi, qui détient 71 % des parts du marché intérieur du cachemire, emploie plus de 2 000 personnes. De plus, le cachemire est le produit le plus acheté en Mongolie par les voyageurs car le prix est presque 5 fois moins cher que les autres marques de cachemire de luxe et la qualité est vraiment haut de gamme. C'est un impact positif de la précieuse fibre de cachemire en Mongolie.

Ajout de valeur de manière durable...
La génération née après les années 1990 deviendra bientôt les créateurs de mode et les principaux consommateurs. Contrairement à l'apparence extérieure et au design des produits, la génération z se préoccupe davantage de ce qui se passe à l'intérieur. Selon une enquête menée par McKinsey&Company, 65 % de la génération z prennent en considération le lieu et la manière dont le produit est fabriqué avant de l'acheter. En outre, 80 % des personnes participées à l’enquête ont répondu qu'elles évitent d'acheter à des entreprises controversées. Les consommateurs veulent connaître les conditions des pâturages, de l'environnement et du bétail.

La Mongolie possède un écosystème unique et les plus grandes prairies ouvertes du monde, ce qui rend la fibre de cachemire plus saine et plus spéciale que les chèvres de cachemire nourries par des additifs alimentaires artificiels dans d'autres pays.

Le nombre de têtes de bétail a considérablement augmenté entre les années 1990 et 2018, compte 66,4 millions de têtes de bétail. En dépit de ce facteur, le nombre des parcelles de pâturage est réduit de neuf fois. Le rapport du contrôle de la gestion des pâturages de 2018 montrent également que 60 % des pâturages sont transformés. Les chèvres sont très sélectives et repèrent l'herbe la plus nutritive et l'arrachent avec la racine. Il était évident que la population caprine de Mongolie est excédée au-delà de la capacité des prairies. On s'est vite rendu compte que le pays devait réduire les têtes de chèvres, mais adopter le programme d’élevage sélectif pour que le produit soit valorisé.

En Mongolie, il n'y a pas que les lutteurs et les chanteurs qui sont célèbres. Les nomades qui ont réussi à accroître leur bétail à plus de 1000 têtes reçoivent des récompenses accordées par l’état pour leur travail acharné et gagnent en popularité. Il y a près de 7000 ménages ayant plus de 1000 têtes de bétail. Pour optimiser l'élevage et augmenter son efficacité, D. Gombo-Ochir, éleveur réputé de 3000 têtes, a élaboré sa propre solution. La corpulence du bétail mongol est d’une petite taille qui sa productivité est dérisoire. Pourtant, ce sont les meilleures de leurs races naturellement capable de s’adapter pour vivre aux conditions climatiques rudes et aux zones montagneuses de haut plateau de Mongolie. C'est pourquoi il considère que l'optimisation de l'élevage d’une seule race n’est efficace. Il a effectué nombreuses expérimentation pour obtenir de croisement idéal des différents taureaux issus de ressources des races locaux et étrangères pour améliorer la performance de ses troupeaux. Il en a résulté la conclusion réaliste que les meilleures races sont celles qui peuvent survivre à une sécheresse sévère et au dzud et qui consomment moins, même si leur productivité est très faible.

ARTICLE SIMILAIRE : KING FIBER


La production de cachemire de qualité se reflète déjà dans la politique du gouvernement envers les éleveurs et le programme national d'élevage mongol selon le ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de l'industrie légère. Pour faire connaître la qualité du cachemire mongol au monde entier, la norme de qualité Khaan Shirkhegt /FIBRE ROYALE/ a été introduite. Le droit d'assurer le respect de la norme est accordé à l'Association mongole du cachemire et approuvée par 33 pays. Pour que l'élevage et les pâturages soient durables, il faut que toutes les parties concernées s’appliquent. La plus haute gamme de cachemire traité est classée « King Fiber », une marque nationale de fibre de cachemire qui se distingue de la fibre chinoise par sa haute qualité.